Mathématiques 1re année Pharmacie
FMP Rabat · 1re année Pharmacie · Mathématiques (Pr. S. Douzi)

Mathématiques & Python

>>> sp.limit((sp.tan(x) - x) / x**3, x, 0) # 1/3

L'idée du module : deux outils pour la pharmacie. L'algèbre linéaire (matrices, déterminants, systèmes, valeurs propres) résout les problèmes de mélanges et de dosages à plusieurs inconnues. L'analyse (limites, dérivées, équations différentielles, DL, fonctions de plusieurs variables) décrit comment une concentration évolue dans le temps et en fonction de plusieurs paramètres. Python vérifie chaque calcul : NumPy pour les nombres, SymPy pour le calcul exact (fractions, dérivées, limites, primitives, DL).

Chaque bloc noir est du vrai Python, modifiable : ▶ Exécuter (ou Ctrl+Entrée). Les variables restent en mémoire d'un bloc à l'autre. NumPy et SymPy se chargent la première fois qu'un bloc les importe.

ChapitreL'essentielPython
1. MatricesTypes, somme, produit (non commutatif), puissances, binôme, transposéenp.array, @, .T, matrix_power
2. Déterminant & inversePropriétés, cofacteurs, développement, comatrice, A⁻¹linalg.det, inv · sp.Matrix.det()
3. Systèmes linéairesSubstitution, Cramer, AX = B, interprétation géométriquelinalg.solve · sp.linsolve
4. Valeurs propresAX = λX, polynôme caractéristique, matrices triangulaireslinalg.eig · charpoly, eigenvals
5. FonctionsLimites, continuité, TVI, dérivées, Leibniz, variationssp.limit, sp.diff, dichotomie
6. Équations différentiellesy' = ay, y' = a(x)y + b(x), variation de la constantesp.dsolve, méthode d'Euler
7. Fonctions multivariablesDomaine, limites selon un chemin, ∂f/∂x, gradient, hessienne, extremasp.hessian, sp.solve
8. Développements limitésTaylor-Young, DL usuels, opérations, limites, tangentesp.series
Vue d'ensemble

Carte du module

Deux branches qui se rejoignent : les valeurs propres réutilisent le déterminant, et la hessienne des fonctions multivariables est… une matrice. Clique sur un chapitre.

Chapitre 1 · Algèbre linéaire

Les matrices : définitions et opérations

Une matrice de taille n × p est un tableau de n lignes et p colonnes ; aij est le coefficient de la ligne i, colonne j. En pharmacie, une ligne = un patient, une colonne = une variable (dose, âge…).

MatriceDéfinition
Carréen = p ; ses aii forment la diagonale principale
Ligne / colonne1 seule ligne (vecteur ligne) / 1 seule colonne (vecteur colonne)
Nulle 0n,pTous les coefficients sont 0 (joue le rôle du 0 : A + 0 = A)
Identité InCarrée, 1 sur la diagonale, 0 ailleurs (A·I = I·A = A)
Triangulaire supérieureaij = 0 dès que i > j (zéros sous la diagonale)
Triangulaire inférieureaij = 0 dès que i < j (zéros au-dessus)
DiagonaleSeule la diagonale est non nulle
Symétrique / antisymétriqueAᵀ = A / Aᵀ = −A (diagonale nulle)
Masque les réponses ; clique sur une case pour la révéler.
Somme et scalaire

A + B : même taille, on additionne case par case. λA : chaque coefficient multiplié par λ.

Produit AB

A (n × p) · B (p × q) = matrice n × q. Le coefficient (i, j) = ligne i de A · colonne j de B = Σk aikbkj. En général AB ≠ BA.

Puissances

A⁰ = I, Ap+1 = Ap·A. Pour une matrice diagonale : on élève chaque terme diagonal à la puissance p.

Binôme

(A + B)² = A² + AB + BA + B². La formule (A+B)p = Σ C(p,k) Ap−kBk n'est valable que si AB = BA.

Visualiser le produit A (2×3) · B (3×2) — clique sur une case du résultat.
A
B
A·B
Chapitre 2

Déterminant et matrice inverse

Le déterminant est un nombre associé à une matrice carrée. Il dit si la matrice est inversible (det ≠ 0) et mesure un « volume » : |det| = aire (2D) ou volume (3D) construit sur les colonnes.

det [[a, b], [c, d]] = ad − bc Mineur Aij : on efface la ligne i et la colonne j Cofacteur Cij = (−1)^(i+j) · det Aij det A = Σj aij Cij (développement selon n'importe quelle ligne i, ou colonne) A⁻¹ = (1/det A) · ᵗcom(A) ᵗcom(A) = adj(A) = transposée de la matrice des cofacteurs
Opération sur AEffet sur det
Multiplier une ligne (ou colonne) par λdet × λ (et det(λA) = λⁿ det A pour une matrice n × n)
Échanger deux lignes (ou colonnes)det change de signe
Ajouter à une ligne un multiple d'une autreInchangé
Deux lignes égales ou proportionnellesdet = 0
Matrice triangulaire ou diagonaleProduit des termes diagonaux
det(AB), det(Aᵀ), det(A⁻¹)det A · det B ; det A ; 1/det A
Calculateur 3×3 : développement selon la 1re ligne, cofacteurs, inverse
Astuce de calcul : développe selon la ligne ou la colonne qui contient le plus de zéros, et respecte le damier des signes + − + / − + − / + − +. Pour une 3×3, la règle de Sarrus marche aussi (mais pas au-delà de 3×3).
Chapitre 3

Calcul matriciel : systèmes linéaires

Problème du cours : une pharmacie vend le médicament P à 150 DH et Q à 250 DH ; 20 boîtes vendues pour 4000 DH. On pose p + q = 20 et 150p + 250q = 4000 → p = q = 10. Un système, c'est des conditions à satisfaire simultanément.
1 solution

Droites sécantes (2D) ; det ≠ 0. On dit que le système est de Cramer.

Aucune solution

Droites (ou plans) parallèles distinctes : équations incompatibles.

Infinité

Droites confondues, ou deux plans qui se coupent selon une droite : on exprime les solutions avec un paramètre.

Deux droites dans le plan : ax + by = e et cx + dy = f
Substitution : isoler une inconnue dans une équation, la remplacer dans les autres. Simple pour 2 ou 3 inconnues.
Cramer (si det A ≠ 0) : xj = det Aj / det A, où Aj = A dont la colonne j est remplacée par le second membre B.
Écriture matricielle AX = B : si A est inversible, X = A⁻¹B ; sinon le système a 0 ou une infinité de solutions.
Gauss : opérations sur les lignes (échange, Lᵢ ← Lᵢ + λLⱼ) jusqu'à une forme triangulaire, puis remontée.
⚠ Problème d'introduction « Antibio A / Antibio B »
6 comprimés et 1000 mg avec des comprimés de 250 mg et de 100 mg : la résolution donne a = 8/3 et b = 10/3. Ce ne sont pas des entiers : impossible avec des comprimés entiers (5 A + 1 B donnerait 1350 mg ; 2 A + 4 B donnerait 900 mg). Le système a bien une solution mathématique, mais elle n'a pas de sens pratique. Il faut toujours vérifier que la solution est réaliste (entière, positive…).
Chapitre 4

Valeurs propres, vecteurs propres

λ est une valeur propre de A s'il existe un vecteur non nul X tel que AX = λX : A ne fait qu'étirer X (par le facteur λ), sans changer sa direction. X est un vecteur propre associé.

λ valeur propre de A ⇔ det(A − λI) = 0 ⇔ χA(λ) = 0 χA(X) = det(A − X·In) polynôme caractéristique (degré n) Pour une 2×2 : χ(X) = X² − tr(A)·X + det(A) (somme des λ = trace, produit = det)
Méthode
  1. Calculer χA(X) = det(A − XI).
  2. Ses racines sont les valeurs propres.
  3. Pour chaque λ, résoudre (A − λI)X = 0 → vecteurs propres.
Cas faciles
  • Matrice triangulaire ou diagonale : les valeurs propres sont les termes diagonaux.
  • In : seule valeur propre 1 (tout vecteur non nul est propre). 0n : seule valeur propre 0.
  • Des vecteurs propres associés à des λ distinctes sont linéairement indépendants.
Que fait une matrice 2×2 au cercle unité ? Les vecteurs propres (en couleur) restent sur leur droite.
Chapitre 5 · Analyse

Fonctions continues et dérivables

Limite

limx→x₀ f(x) = ℓ : f(x) devient aussi proche de ℓ qu'on veut dès que x est assez proche de x₀ (∀ε > 0, ∃δ > 0, |x − x₀| < δ ⇒ |f(x) − ℓ| < ε).

Gendarmes : si f ≤ g ≤ h et f, h → ℓ, alors g → ℓ.

Continuité

f est continue en x₀ si limx→x₀ f(x) = f(x₀). Sommes, produits, quotients (dénominateur ≠ 0) et composées de fonctions continues sont continues.

Prolongement : si f n'est pas définie en x₀ mais a une limite finie ℓ, on pose f(x₀) = ℓ.

TVI

Théorème des valeurs intermédiaires : si f est continue sur [a, b] et f(a), f(b) sont de signes contraires, il existe c ∈ ]a, b[ avec f(c) = 0. C'est la base de la dichotomie.

Dérivée

f'(x₀) = limh→0 [f(x₀ + h) − f(x₀)] / h = pente de la tangente : y = f(x₀) + f'(x₀)(x − x₀). Dérivable ⇒ continue (la réciproque est fausse : |x| en 0, √x en 0).

ff'ff'
xⁿn xⁿ⁻¹u·vu'v + uv'
1/x−1/x²u/v(u'v − uv') / v²
√x1 / (2√x)g∘fg'(f(x)) · f'(x)
eˣeˣeuu' eu
ln x1/xln uu'/u
sin x / cos xcos x / −sin xtan x1 + tan²x = 1/cos²x
arctan x1/(1 + x²)f⁻¹1 / f'(f⁻¹(x))
Leibniz : (f·g)⁽ⁿ⁾ = Σk=0..n C(n,k) · f⁽ⁿ⁻ᵏ⁾ · g⁽ᵏ⁾ Variations : f' ≥ 0 sur ]a,b[ ⇔ f croissante ; f' > 0 ⇒ strictement croissante ; f' = 0 ⇔ constante
Tangente et nombre dérivé
ftangente en x₀sécante (x₀, x₀ + h)
Arctan : la dérivée de arctan x + arctan(1/x) est 0 → la fonction est constante sur chaque intervalle : π/2 sur ]0, +∞[ et −π/2 sur ]−∞, 0[.
Chapitre 6

Équations différentielles du premier ordre

L'inconnue est une fonction y(x), et l'équation relie y à ses dérivées. En pharmacocinétique, l'élimination d'ordre 1 s'écrit C'(t) = −k·C(t) : la vitesse d'élimination est proportionnelle à la concentration.

ÉquationSolutions
y' = a y (a constante)y(x) = k eax, k ∈ ℝ
y' = a(x) yy(x) = k eA(x) où A est une primitive de a
y' = a(x) y + b(x)y = y₀ + k eA(x) : solution particulière + solution générale de l'équation homogène
Homogène : résoudre y' = a(x)y → yh = k eA(x).
Variation de la constante : chercher y₀ = k(x) eA(x). En remplaçant : k'(x) eA(x) = b(x), donc k(x) = ∫ b(x) e−A(x) dx.
Solution générale : y = y₀ + k eA(x). Une condition initiale y(x₀) = y₀ fixe k (théorème de Cauchy-Lipschitz : une seule solution).
Exemple du cours : y' + y = eˣ + 1. Homogène : y = k e−x. Variation : k'(x) = e2x + eˣ, d'où k(x) = ½e2x + eˣ et y₀ = ½eˣ + 1. Donc y = ½eˣ + 1 + k e−x.
Pharmacocinétique : perfusion + élimination — C'(t) = −k·C + R (R = débit de perfusion / volume)
solution exacte C(t) = R/k + (C₀ − R/k)e−ktméthode d'Eulerplateau R/k
Chapitre 7

Fonctions de plusieurs variables

En pharmacie, une concentration dépend du temps, de la dose, du poids, du métabolisme… : C(t, d, m, k). L'effet d'un médicament peut s'écrire E(d, w) (dose d, poids w), avec Emax = effet maximal et EC50 = dose donnant 50 % de Emax.

Domaine
  • √(x² + y²) : tout ℝ²
  • 1/(x² − y) : x² ≠ y (hors de la parabole)
  • ln(x² + y²) : x² + y² > 0, soit (x, y) ≠ (0, 0)
Limite en un point

La limite doit être la même par tous les chemins. Si deux chemins donnent deux valeurs différentes, la limite n'existe pas.

f(x, y) = (x² − y²)/(x² + y²) : approcher (0, 0) le long de la droite y = m·x
⚠ Erreur dans le cours (chapitre 7)
Le long de y = mx, la limite vaut (1 − m²)/(1 + m²). Le cours écrit « si m = −1, la limite est −1/2 » : c'est faux, (1 − 1)/(1 + 1) = 0 (comme pour m = 1). La conclusion reste vraie (m = 0 donne 1, m = 1 donne 0 : la limite n'existe pas). Pour obtenir −1/2, il faut m = ±√3.
∂f/∂x : on dérive par rapport à x en traitant y comme une constante Gradient ∇f = (∂f/∂x, ∂f/∂y) point critique : ∇f = 0 Hessienne H = [[fxx, fxy], [fyx, fyy]] symétrique (Schwarz : fxy = fyx)
Au point critiqueConclusion
det H > 0 et fxx > 0Minimum local (H définie positive)
det H > 0 et fxx < 0Maximum local (H définie négative)
det H < 0Point selle (valeurs propres de signes opposés)
det H = 0On ne peut pas conclure avec la hessienne
⚠ Oubli du cours
Les critères ne s'appliquent qu'en un point critique (∇f = 0), qu'il faut chercher d'abord ; et le cas det H = 0 (aucune conclusion possible) n'est pas mentionné.
Chapitre 8

Développements limités

Un DL à l'ordre n en a approche f par un polynôme de degré n : f(x) = Pn(x) + o((x − a)ⁿ). Plus n est grand, meilleure est l'approximation près de a.

Taylor-Young : f(x) = f(a) + f'(a)(x−a) + f''(a)/2! (x−a)² + … + f⁽ⁿ⁾(a)/n! (x−a)ⁿ + o((x−a)ⁿ)
Au voisinage de 0DL
eˣ1 + x + x²/2! + x³/3! + … + xⁿ/n! + o(xⁿ)
sin xx − x³/3! + x⁵/5! − … (puissances impaires)
cos x1 − x²/2! + x⁴/4! − … (puissances paires)
ln(1 + x)x − x²/2 + x³/3 − … + (−1)ⁿ⁺¹ xⁿ/n
1/(1 − x)1 + x + x² + … + xⁿ
(1 + x)α1 + αx + α(α−1)/2! x² + …
√(1 + x)1 + x/2 − x²/8 + x³/16 − 5x⁴/128 + …
Le polynôme de Taylor qui « colle » à la fonction
fpolynôme de Taylor d'ordre n en 0
Calcul de limite

(sin x − x)/x³ = (−x³/6 + o(x³))/x³ → −1/6.

Position / tangente

eˣ − (1 + x) = x²/2 + o(x²) > 0 : la courbe est au-dessus de sa tangente en 0.

Extremum ?

x³ cos x = x³ − x⁵/2 + … : le terme dominant x³ est impair → change de signe → ni max ni min en 0.

Opérations

Somme : on additionne les DL. Produit : on multiplie et on tronque à l'ordre voulu : ln(1+x)·sin x = x² − x³/2 + o(x³).

⚠ Erreur de calcul dans le cours (chapitre 8)
Approximation de √1,01 : le cours écrit 1 + 0,005 − 0,000125 = 1,004875. Or x²/8 = 0,0001/8 = 0,0000125, donc √1,01 ≈ 1 + 0,005 − 0,0000125 = 1,0049875 (valeur exacte 1,00498756…). De plus, le titre parle d'un « DL à l'ordre 2 » alors que la formule écrite va jusqu'à l'ordre 4.
Entraînement

TD et TP corrigés

Fais d'abord l'exercice à la main (c'est ce qui est évalué), puis vérifie avec le bloc Python.

TD 1 matrices · somme, produit, transposée, rang TD1
Ex. 1 : A (1×3) et B (3×3) → A + B impossible (tailles différentes) ; AB possible (1×3)·(3×3) → 1×3. Règle : la somme exige la même taille ; le produit A(m×n)·B(n×p) exige colonnes de A = lignes de B.
Ex. 2 : Xᵀ (2×3) : chaque ligne = une enzyme, chaque colonne = un patient.
Ex. 3 : XᵀX (3×3) = sommes des produits entre biomarqueurs (diagonale = Σ des carrés) → co-variation des biomarqueurs. XXᵀ (4×4) = similarité entre patients : les patients 1, 2 et 4 ont exactement le même profil (14 partout).
Ex. 4-7 : rang(M) = 2 (ligne 2 = 2×ligne 1 : biomarqueur redondant) ; rang(A) = 1 (mesure répétée, pas d'information nouvelle) ; rang(B) = 2 (L3 = L1 + 2×L2) puis 3 avec la ligne (6, 8, 9) ; rang(C) = 1 (toutes les lignes sont proportionnelles : colonnes dépendantes).
TD 2 · Trace, matrices symétriques / antisymétriques TD2
Ex. 1 : Tr(C) = 2 + 3 = 5 ; C² = [[4, 5], [0, 9]] → Tr(C²) = 13 ; Tr(AB) = Tr(BA) = 1.
Ex. 2 : Sᵀ = S ✔ ; Aᵀ = −A ✔ (diagonale nulle). S + A et S − A ne sont ni symétriques ni antisymétriques (et (S+A)ᵀ = S − A).
Ex. 3 : (M + Mᵀ)/2 est symétrique car sa transposée donne (Mᵀ + M)/2 ; (M − Mᵀ)/2 est antisymétrique. Pour M = [[1, 3], [−1, 4]] : S = [[1, 1], [1, 4]], A = [[0, 2], [−2, 0]].
Ex. 4 : AAᵀ = [[21, 2], [2, 34]] (2×2) ; AᵀA = [[1, 4, −2], [4, 25, 7], [−2, 7, 29]] (3×3) — les deux sont symétriques.
TD 3 · Déterminants, mineurs, cofacteurs TD3
ExerciceRésultatÀ retenir
1det B = 1×4 − 2×3 = −2 ; après échange des lignes : +2Échanger deux lignes change le signe
2det = 0L3 − L2 = L2 − L1 : lignes liées → matrice non inversible
3det [[3, 1], [2, 4]] = 10|det| = aire du parallélogramme construit sur u et v
4det M = −4|det| = 4 = volume du parallélépipède ; ≠ 0 → vecteurs indépendants
5det B = 1 → ×3 ligne : 3 ; échange : −1 ; L3 + 2L1 : 1Multiplier une ligne par k multiplie det par k ; ajouter un multiple d'une ligne ne change rien
6-8M₁₁ = 13, M₂₃ = 10, M₃₂ = −8 ; C₁₁ = 13, C₂₃ = −10, C₃₂ = 8Cofacteurs : [[13, −12, 20], [−4, 6, −10], [−7, 8, −10]], det A = 10
9Cofacteurs de C : [[8, −1, −6], [4, 8, −3], [−1, −2, 5]], det = 17Comatrice = transposée : [[8, 4, −1], [−1, 8, −2], [−6, −3, 5]]
10C₁₁ = 28, C₂₂ = 14, C₃₃ = 8, C₁₂ = 0, C₂₃ = 0Matrice triangulaire : det = produit de la diagonale = 56
11C₁₂ = 5, C₂₁ = 0, C₂₃ = 0, C₃₂ = −2, det E = −9Développer selon la ligne/colonne qui contient le plus de zéros (ici la colonne 2)
TD 4 (bis) · Matrices 4×4 : inverse par comatrice et par Gauss-Jordan TD4

Ex. 1 : det B = 10 ; cofacteurs de la 1re ligne : −3, −1, −1, 5 (vérifie : 2(−3) + 1(−1) + 3(−1) + 4(5) = 10 ✔). Ex. 2 : det C = −21 ≠ 0, donc C est inversible. Ex. 3 : mineur (L1, L3 ; C2, C4) = 1 ; mineur (L1, L2, L4 ; C1, C2, C3) = −12 ; mineur principal d'ordre 3 = 30.

TD 5 · Équilibrer une réaction chimique avec un système linéaire TD5

Idée : on cherche les coefficients x₁…xₙ. Pour chaque élément (Ca, C, O, H, Cl…), le nombre d'atomes à gauche = à droite → une équation linéaire homogène. Ex. CaCO₃ + HCl → CaCl₂ + H₂O + CO₂ : Ca : x₁ = x₃ ; C : x₁ = x₅ ; O : 3x₁ = x₄ + 2x₅ ; H : x₂ = 2x₄ ; Cl : x₂ = 2x₃. En fixant x₁ = 1 : CaCO₃ + 2 HCl → CaCl₂ + H₂O + CO₂.

TD Série 6 (TD 6) · Dosages et mélanges : systèmes linéaires TD6

Méthode : une inconnue par solution (ou médicament), une équation par substance. Les colonnes de la matrice sont les solutions, les lignes les substances : np.linalg.solve(A, cible).

⚠ Ce que révèle le calcul
  • Ex. 1 : 3,2 ml de solution 1 et 3,6 ml de solution 2 ✔.
  • Ex. 2 : la solution mathématique donne C = −0,31 L : impossible de verser un volume négatif. Avec ces trois solutions, les cibles 23/16/19 mmol ne sont pas atteignables (et additionner des mmol/L × L donne des mmol, pas des mmol/L : l'énoncé mélange quantité et concentration).
  • Ex. 3 : solution négative aussi (x₁ = −0,72 ; x₂ = −2,6) → prescription irréalisable avec ces médicaments. De plus l'énoncé donne des « mg par médicament » et demande des « ml » : il faut comprendre « mg/ml ».
  • Ex. 4 : solution positive (≈ 2,03 ; 4,28 ; 1,10), cohérente.
Moralité : toujours vérifier le sens physique d'une solution calculée.
TP2 / TP3 · Manipuler une matrice NumPy TP2-3
TD 4 · Déterminant, cofacteurs, adjointe, rang TD 4
Ex. 1 : det A = 2×4 − 3×1 = 5 ≠ 0 → A est inversible, A⁻¹ = (1/5)·[[4, −3], [−1, 2]].
Ex. 2 : mineur M₂₃ = det[[1, 2], [1, 0]] = −2 ; cofacteur C₂₃ = (−1)⁵ × (−2) = 2. Selon la 2e ligne : det M = 0·C₂₁ + 4·C₂₂ + 5·C₂₃ = 4×3 + 5×2 = 22. M⁻¹ = (1/22)·[[24, −12, −2], [5, 3, −5], [−4, 2, 4]].
Ex. 3 : cofacteurs de E = [[1, −1, −1], [−1, 0, 2], [−1, 2, −1]] (matrice symétrique, donc adj(E) identique) ; det E = −1 → E⁻¹ = −adj(E) = [[−1, 1, 1], [1, 0, −2], [1, −2, 1]].
Ex. 4 : L2 = 2·L1 → det A = 0, donc rang < 3 ; le mineur [[1, 2], [3, 5]] (lignes 1 et 3, colonnes 1 et 2) = 5 − 6 = −1 ≠ 0 → rang 2. Les lignes (et les colonnes) sont liées.
Chap. 4 · Exercices sur les valeurs propres Chap. 4

Pour montrer que X est vecteur propre, on calcule AX et on vérifie que c'est un multiple de X ; le coefficient est la valeur propre. Pour montrer que λ est valeur propre : det(A − λI) = 0.

Les matrices des exercices 1 et 4 sont très petites sur le scan : remplace les coefficients dans le bloc et utilise tester_vecteur pour vérifier tes réponses.

Chap. 5 · Limites, dérivées successives Chap. 5
QuestionRéponseMéthode
(2x² − x − 2)/(3x² + 2x + 2) en 0 ; en +∞−1 ; 2/3Remplacer ; rapport des termes de plus haut degré
sin(1/x) en +∞ ; cos x/√x en +∞0 ; 01/x → 0 et sin continue ; gendarmes : |cos x/√x| ≤ 1/√x
(√(1+x) − √(1+x²))/x en 01/2Multiplier par la quantité conjuguée
(x² − 4)/(x² − 3x + 2) en 24Factoriser : (x+2)(x−2)/((x−1)(x−2)) = (x+2)/(x−1)
Dérivées n-ièmes de ln(1 + x)(−1)ⁿ⁻¹ (n−1)! / (1+x)ⁿCalculer f', f'', f''' et repérer la forme
(eˣ(x² + 1))⁽ⁿ⁾eˣ (x² + 2n x + n² − n + 1)Leibniz : seuls k = 0, 1, 2 donnent des termes non nuls
TD Mathématiques 9 · Limites, continuité, dérivabilité, Leibniz TD 9
Ex. 1 : (x² − 4)/(x − 2) = x + 2 → 4 ; √x·ln(1 + x) → 0 en 0⁺ ; (tan x − x)/x³ → 1/3 (DL : tan x = x + x³/3 + o(x³)).
Ex. 2 : sin(3x)/x = 3·sin(3x)/(3x) → 3 : on prolonge par continuité en posant f(0) = 3.
Ex. 3 : f(x) = x³ + x − 1 est continue, f(0) = −1 < 0 et f(1) = 1 > 0 → par le TVI, ∃ c ∈ ]0, 1[ avec f(c) = 0 (c ≈ 0,6823 ; f est strictement croissante, donc c est unique).
Ex. 4 : |x − 1| : taux d'accroissement → −1 à gauche, +1 à droite : non dérivable en 1 (point anguleux), mais continue.
Ex. 5 : continuité en 1 : 1² = a + 1 − a = 1, vraie pour tout a. Dérivabilité : dérivée à gauche 2x → 2, à droite a → a = 2.
Ex. 6 : cos x − x est continue (somme de fonctions continues), f(0) = 1 > 0, f(π/2) = −π/2 < 0 → TVI : ∃ c (≈ 0,739).
Ex. 7 : Leibniz avec f = x² (f' = 2x, f'' = 2, f''' = 0) et g = eˣ : h⁽³⁾ = x²eˣ + 3·2x·eˣ + 3·2·eˣ = eˣ(x² + 6x + 6).
Ex. 8 : f = x², g = ln x : h'' = 2 ln x + 2·2x·(1/x) + x²·(−1/x²) = 2 ln x + 3.
Python Programming with Matrices (part 1 et 2) · tâches pratiques Python

Le cours manipule d'abord les matrices comme des listes de listes (boucles for/while sur les indices), puis avec NumPy. Les deux approches sont à connaître.

Ce bloc tire une matrice au hasard (graine fixée à 1, donc toujours la même) : change la graine pour t'entraîner sur d'autres matrices.

Brouillon

Console libre

Teste tes propres calculs : import sympy as sp pour le calcul exact, import numpy as np pour le numérique.

Ne pas tomber dedans

Pièges classiques

AB ≠ BA en général : (A + B)² ≠ A² + 2AB + B², et la formule du binôme exige que A et B commutent.
Le produit AB n'existe que si (colonnes de A) = (lignes de B). La somme exige la même taille.
det(A + B) ≠ det A + det B, et det(λA) = λⁿ det A (pas λ det A) pour une matrice n × n.
Signes des cofacteurs : (−1)^(i+j) ; oublier le damier + − + est l'erreur la plus fréquente.
Comatrice : ne pas oublier de transposer avant de diviser par det A.
det A = 0 ⇒ pas d'inverse et pas de Cramer : le système a 0 ou une infinité de solutions.
Un vecteur propre est non nul par définition ; la valeur propre, elle, peut être 0 (⇔ A non inversible).
Limite à deux variables : trouver la même valeur sur deux chemins ne prouve pas l'existence ; deux valeurs différentes prouvent la non-existence.
Continue n'implique pas dérivable : |x − 1| en 1, √x en 0.
Équation différentielle : solution générale = particulière + homogène (ne pas oublier le k e^{A(x)}).
DL d'un produit : tronquer à l'ordre demandé, et développer chaque facteur à un ordre suffisant.
Python : A * B (NumPy) est case par case, le produit matriciel est A @ B ; np.linalg.det donne un float approché (9.9999999 au lieu de 10) : SymPy donne la valeur exacte.
Mémorisation

Flashcards

Clique sur une carte pour la retourner.
Auto-évaluation

Quiz (30 questions)

0 / 0
Méthode

Plan de révision en 4 étapes

1 · Calcul matriciel

Chapitres 1-2 : produit, puissances, déterminant 3×3 par cofacteurs, inverse par la comatrice. Refais TD 2, 3 et 4 à la main.

2 · Systèmes + valeurs propres

Chapitres 3-4 : Cramer, interprétation géométrique, polynôme caractéristique. TD 6 (Série 6) et exercices du chapitre 4.

3 · Analyse

Chapitres 5, 6, 8 : tableau des dérivées et des DL usuels en mode auto-test, Leibniz, variation de la constante. TD 9.

4 · Multivariables + bilan

Chapitre 7 : gradient, hessienne, nature des points critiques. Finis par le quiz et les flashcards.